Tonnellerie

Pôle professionnel : Agriculture

Durée de l'épreuve : 20h

Présentation du métier : Tonnellerie

Autrefois appelé « charpentier de tonneau », le tonnelier fabrique ou répare les fûts en bois qui servent à l’élevage des vins et des alcools. Partenaire du vigneron, son travail joue un rôle important dans l’élaboration et le vieillissement du vin. Un métier artisanal qui allie tradition et perfectionnisme.

Merrain et cerclage

Tout commence par le choix des merrains, ces pièces de chêne fendues qu’il faut laisser sécher à l’air libre pendant au moins 2 ans. Celles-ci sont ensuite sciées et façonnées pour obtenir des douelles qui forment le corps du tonneau. Elles doivent être d’une très grande pureté : surface lisse, sans aucune fente. Vient ensuite la « mise en rose » ou assemblage des douelles avec des cercles de travail.

Du brasero au tonneau

Les carcasses ainsi formées passent ensuite en salle de chauffe où le futur tonneau est humidifié pour permettre au bois de s’incurver progressivement et de se joindre par serrage. Ces opérations de cintrage (effectuées avec le feu ou avec l’eau selon les régions) donnent leur forme définitive aux barriques. Viennent ensuite les opérations de finition : rognage, assemblage du fonds, perçage du trou de bonde, vérification de l’étanchéité, polissage et cerclage définitif.

L’art de la chauffe

Le (la) tonnelier(e) exprime son style dans l’alliance bois, feu et eau. La cuisson du bois permet en effet de développer des arômes et des goûts (noisette, vanille, fumé…) qui s’accorderont avec les vins. Son travail détermine pour partie les nuances aromatiques du vin. Il s’agit d’un savoir-faire empirique, un « coup de patte » dont les secrets sont jalousement gardés.

Extrait de la fiche ONISEP

Présentation de l'épreuve